La panne géante et générale subie par le premier hébergeur français OVH ce début de matinée n’a pas été sans conséquence sur notre (et votre) quotidien.
Il serait un peu inapproprié de parler de « Black Thursday Digital », mais il est certain que cet incident a laissé quelques traces sur la toile. Le fournisseur de serveurs physiques OVH, 1er hébergeur en France et 3ème mondial, a en effet rencontré une panne exceptionnelle due à un concours de circonstances très rare, qui est le suivant (message d’OVH lors de la rupture de service NDLR) :
« Nous avons un souci d’alimentation de SBG1/SBG4. Les 2 arrivées électriques EDF sont down (!!) et les 2 chaines de groupes électrogènes se sont mis en défaut (!!!). L’ensemble de 4 arrivées électriques n’alimentent plus la salle de routage. Nous sommes tous sur le problème ».
Et d’ajouter un peu plus tard :
« En plus de souci sur SBG [Strasbourg, NDLR], nous avons le souci sur le réseau optique en Europe qui interconnecte RBX [Roubaix, NDLR] et GRA [Gravelines, NDLR] avec les POP. Il est down (!!) ». Visiblement, les deux incidents ne sont pas liés ».
Panne EDF et panne des groupes électrogènes (soit 4 sources d’énergie down), backbone en carafe, l’effet domino est fatal.
Si comme beaucoup de français (et d’américains), vous avez été dans l’incapacité de travailler ce jeudi matin et perturbé dans vos activités de l’après-midi, dites-vous que vous n’étiez pas seuls : Le groupe OVH compte trois millions de clients. Tous n’ont pas été concernés par cette panne qui n’a affecté que deux de ses 27 centres de données, mais de nombreux sites internet étaient indisponibles : les médias BFM Business, Konbini ou encore Arrêt sur images ont été pendant un temps inaccessible, comme le site de l’entreprise Nexity ou encore celui de la radio NRJ.
Voir ici le communiqué complet sur son compte twitter du patron d’OVH, Octave KLABA : https://twitter.com/olesovhcom/status/928622841561604096/photo/1



